CENTRE DE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE

Le centre de valorisation énergétique

Mis en service en 1975, le Centre de valorisation énergétique (CVE) permet de traiter les déchets par incinération. L’installation appartient au Syndicat AZUR. Son exploitation  est déléguée à la société SUEZ dans le cadre d’une délégation de service public.

D’une capacité de traitement autorisée de 196 000 tonnes par an, il réceptionne les ordures ménagères et les encombrants incinérables des villes d’Argenteuil, Bezons, Cormeilles et La Frette, mais aussi celles des villes proches ou limitrophes ou celles de professionnels privés.
 
 
 
 
 
 
Au total, le CVE incinère l’équivalent des déchets de la moitié de la population du Val-d’Oise. Il traite également une partie des déchets des syndicats du Syctom et Emeraude.
 
 
 
 
 
 
 

Comment nos déchets produisent de l'énergie ?

  1. L'incinération 
    Les camions bennes sont vidés dans la fosse de réception (5 200 m3) où leur contenu est stocké. Les déchets sont ensuite mélangés à l’aide de grappins avant d’être progressivement transférés dans deux fours.
    Les deux fours de l’installation peuvent traiter en moyenne 10 tonnes de déchets par heure. Alimentés en continu, ils fonctionnent 24h/24, 7j/7 et cela 365 jours par an. Des périodes d’arrêt techniques sont régulièrement nécessaires pour assurer la maintenance (nettoyage, remplacement de pièces usées). Les déchets sont incinérés à une température de plus de 850 °C.
     
  2. La valorisation énergétique
    La chaleur dégagée est récupérée sous forme de vapeur et d'électricité. Cette vapeur alimente un ensemble turbo-alternateur produisant de l’électricité à haute tension. Celle-ci est autoconsommée sur site pour le fonctionnement des pompes de circulation, ventilateurs, convoyeurs,…. L’excédent est injecté sur le réseau ERDF. À la sortie du turbo-alternateur, la vapeur conserve suffisamment d’énergie pour fournir de la chaleur. Cela constitue la source principale d’énergie du réseau de chauffage urbain du quartier du Val-Nord à Argenteuil. 


    En 2016, le centre de valorisation énergétique d'Argenteuil a produit : 
  • ​52 645 MW d'électricité 
  • 62 000 MW de chaleur. Des travaux d'optimisation prévus en 2017 vont permettre d'accroitre d'avantage ces performances pour alimenter encore plus de foyers en chauffage urbain.
    + de 70% des déchets traités sont valorisés. Soit pour produire du chauffage, de l’électricité, c'est la "valorisation énergétique", soit pour  être transformés en matières réutilisables (métaux, matériaux de construction...), c'est la "valorisation matière".
     
  1. L'extraction des mâchefers
    Les mâchefers sont les résidus solides et non toxiques recueillis en sortie du four d’incinération. Ils sont constitués de produits minéraux incombustibles : verre, oxydes et hydroxydes métalliques, silice,… Ils représentent environ 180 kg par tonne de déchets incinérés. 
    Ils sont déferraillés, ce qui permet de récupérer chaque année plusieurs milliers de tonnes de métal recyclable. Les mâchefers restants sont ensuite traités et valorisés pour être utilisés dans les revêtements des routes par exemple.

     
  2. Le traitement des fumées et le respect des règles environnementales
    Les fumées émises par l'incinération des déchets sont dépoussiérées et dépolluées avant d’être rejetées dans l’atmosphère.
    Le CVE est soumis à une règlementation stricte concernant les émissions atmosphériques. Celles-ci doivent respecter les seuils définis par arrêté préfectoral, qui transpose la règlementation nationale renforcée par le plan particulier de protection de l’atmosphère de l’Ile de France.
    Huit catégories de polluants sont ainsi mesurées en continu avant rejet dans l’atmosphère. Ces mesures sont complétées par des contrôles de laboratoires indépendants, deux fois par an, qui confirment le respect des valeurs limites d’émissions et le bon fonctionnement des analyseurs en cheminée.
    Des systèmes de prélèvement en continu  mesurent la teneur en dioxines et furannes des fumées. Les résultats confirment le respect des seuils autorisés. De plus, l’impact sur l’environnement est étudié grâce à l’analyse de différents paramètres sur un périmètre de 8 km autour du CVE (analyse air, nappes phréatiques, pollution sonore…)

    Les résultats démontrent que le CVE respecte le snormes environnementales. Pour plus de précision, téléchargez le Dossier d'nformation au public 2015 
 
© Gregory Heyvaert